Nous sommes totalement indépendants et nous évaluons les VPN depuis 2016. Nos avis se fondent sur des tests rigoureux et restent impartiaux, sans influence financière. Découvrez notre équipe et comment nous évaluons les VPN.
Simon Migliano
Simon Migliano, expert mondial renommé en VPN, a testé des centaines d'applications VPN. Ses recherches ont été citées par Le Monde, Le Figaro, Les Echos et d'autres médias prestigieux. Lire la bio complète
Surfshark fait clairement partie des VPN qui bousculent le marché, en proposant un service solide à un prix bien plus bas que celui de ses rivaux. Polyvalent, il offre de bonnes performances, un accès fiable à la majorité des plateformes de streaming et un réseau de serveurs étendu. Son atout phare reste toutefois les connexions simultanées illimitées, encore rares à ce niveau de qualité. Mais au quotidien, quelques failles d’ergonomie et de légers retards de performance l’empêchent de jouer dans la toute première division. Résultat : Surfshark frôle l’élite, sans encore la dépasser.
8,9/10
Résumé de la note globale
Meilleure note
9,6/10
Note moyenne
5,6/10
Pire note
1,1/10
Cette note est calculée en combinant les notes de nos 9 catégories de tests, chacune étant pesée en fonction de son importance relative.
Débloque 9 catalogues Netflix et les chaînes de télévision françaises comme France TV ou Canal+
Prix avantageux de 1,67 €
Politique no-log vérifiée et serveurs sans disque
Connexions simultanées illimitées
Nombreuses fonctionnalités avancées et uniques
Serveurs VPN dans 100 pays
Kill switch non activé par défaut
Petits problèmes d’ergonomie, surtout sur mobile
Pas de prise en charge de l’IPv6
Aucune redirection de ports
Mode anti-censure décevant
Fuites du kill switch sur macOS
Avec ses campagnes publicitaires omniprésentes, vous avez probablement déjà entendu parler de Surfshark VPN et de ses tarifs ultra-attractifs. C’est indéniable. Mais voilà la réalité : le prix de départ de Surfshark est presque trop bas.
Depuis son arrivée sur le marché en 2018, Surfshark a largement attisé la guerre des prix dans l’univers des VPN. Résultat : des attentes faussées sur ce que devrait coûter un abonnement VPN, et une attention qui se détourne de l’essentiel, la qualité réelle du produit.
Cela ne veut pas dire que Surfshark n’est pas un excellent VPN. Bien au contraire. C’est le seul service que nous ayons testé à obtenir une note supérieure à 8,0 dans toutes nos catégories d’évaluation, preuve d’une polyvalence hors norme.
Concrètement, cela donne un VPN capable d’encaisser à peu près tous les usages : appels vidéo longue distance, streaming d’événements sportifs en direct ou simple navigation au quotidien.
Malgré ses prix agressifs, Surfshark continue aussi d’innover, avec des fonctionnalités et des types de serveurs uniques, comme Multi IP ou son outil GPS.
Notre seule vraie réserve concerne l’expérience utilisateur. Si les applications sont clairement à la pointe, elles sont surchargées de fonctionnalités, parfois lentes à se connecter et marquées par quelques choix de design discutables sur mobile.
🔄 Mises à jour récentes
Notre test intègre désormais l’analyse experte de la nouvelle application Android de Surfshark et de la fonctionnalité Multi IP. Nous avons également actualisé nos conclusions pour tenir compte du dernier audit Deloitte du VPN et de l’extension de son réseau de serveurs.
Nous avons établi cette note en analysant la politique de journalisation, la juridiction, la propriété et les fonctionnalités de confidentialité du VPN. Nous avons également évalué ses antécédents en matière de traitement des données utilisateurs et de gestion des demandes légales
Classé n°12 sur 26 VPN pour Confidentialité
Soyons clairs : Surfshark ne conserve aucune information permettant de vous identifier. Les rares données qu’il collecte sont supprimées dans les 15 minutes suivant la déconnexion du VPN, et son réseau de serveurs sans disque rend de toute façon tout enregistrement permanent impossible. Ces affirmations sont étayées par plusieurs audits de Deloitte. Mais soyons honnêtes : elles ne valent pas preuve absolue tant que Surfshark n’aura pas affronté l’épreuve ultime, un test grandeur nature, avec à la clé une saisie de serveurs ou une bataille judiciaire.
Surfshark collecte temporairement des données sur le serveur VPN auquel vous vous connectez, notamment votre identifiant utilisateur et les horodatages de connexion. Tout est supprimé dans les 15 minutes suivant la déconnexion du VPN et cela ne compromet pas votre anonymat.
Les seules données conservées de manière permanente concernent votre compte, comme votre adresse e-mail et la date d’inscription. Elles servent au fonctionnement du service et peuvent largement être contournées en utilisant une adresse e-mail alias et des cryptomonnaies lors de l’inscription.
À cela s’ajoute le fait que Surfshark exploite des serveurs RAM sans disque, ce qui empêche toute écriture de données sur un disque dur. Concrètement, même en cas de saisie physique des serveurs, par un criminel ou par les forces de l’ordre, il n’y a rien à récupérer.
Et si tout cela ne suffit toujours pas à vous convaincre, il existe des alternatives véritablement no-log, comme PIA. Ce VPN ne conserve absolument aucune donnée, et ça a été prouvé à plusieurs reprises dans des affaires réelles.
Clarifier les liens entre Surfshark et NordVPN
Surfshark appartient à Cyberspace, une société enregistrée aux Pays-Bas. Cyberspace est née de la fusion entre Surfshark (Surfshark B.V.) et Nord Security, la maison mère de NordVPN.
Les deux VPN travaillent désormais de concert pour améliorer leurs services respectifs, sans pour autant proposer le même produit. En réalité, NordVPN fait mieux dans la majorité de nos tests et obtient des scores plus élevés dans notre méthodologie d’évaluation.
Streaming
9,2/10
Streaming
Meilleure note
9,9/10
Note moyenne
4,6/10
Pire note
0,8/10
Nous avons établi cette note en identifiant les services de streaming que le VPN débloque et en mesurant la régularité de son accès.
Classé n°3 sur 26 VPN pour Streaming
Côté streaming, Surfshark se place juste derrière les « deux poids lourds ». Il fonctionne avec presque toutes les plateformes que nous testons et reste notre meilleur choix pour débloquer Disney+. C’est une option très fiable, difficile de se tromper avec ce VPN. Mais s’il faut pointer ce qui peut encore être amélioré, on aimerait le voir compatible avec davantage de catalogues Netflix et de régions DAZN.
Plateforme de Streaming
Fonctionne avec Surfshark
BBC iPlayer (UK)
Oui
DAZN (Canada)
Oui
Disney+ (UK)
Oui
Hulu (US)
Oui
ITVX (UK)
Oui
HBO Max (US)
Oui
Netflix (US)
Oui
Netflix (UK)
Oui
Prime Video (US)
Oui
Sky Go (UK)
Oui
En commençant par Netflix, Surfshark débloque 9 catalogues, dont ceux des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada et de la France. De notre côté, aucun souci à signaler : ça fonctionne presque toujours du premier coup, sans mise en mémoire tampon.
Notre seul regret est qu’il ne couvre pas davantage de pays. Des concurrents comme IPVanish débloquent 7 catalogues de plus, et ExpressVPN 9 de plus, ce qui offre une variété de contenus nettement supérieure.
Nous avons utilisé Surfshark pour regarder des contenus Netflix depuis l’étranger, en dehors de notre région habituelle.
Côté plateformes américaines, Surfshark a nettement progressé. Là où il peinait autrefois avec Hulu, il s’impose aujourd’hui comme un choix fiable, y compris pour accéder à Hulu depuis la France, et fonctionne aussi très bien avec Peacock et Paramount+.
Là où ce VPN se distingue vraiment, c’est dans le contournement des restrictions géographiques sur les plateformes britanniques. On l’utilise avec plaisir pour regarder la télé britannique via BBC iPlayer, Sky Go et ITVX, et c’est notre VPN numéro un pour Disney+ (UK). Nous avons diffusé tous ces services en qualité maximale, y compris en nous connectant depuis les États-Unis.
Autre atout rare, Surfshark fait partie des deux seuls VPN, avec Windscribe, à proposer un usurpateur GPS sur Android pour contourner les blocages basés sur la localisation. Nous avons par exemple modifié notre position GPS pour regarder un match NHL hors marché sur l’application mobile ESPN+.
La situation est plus contrastée en Europe. Surfshark s’est montré moins fiable pour débloquer certaines plateformes européennes. Par exemple, il nous a été impossible de contourner les blocages géographiques des versions autrichienne, espagnole ou suisse de DAZN. En revanche, lors de nos derniers tests, le VPN a fonctionné avec la majorité des services de streaming français, dont Canal+ et TF1+, et a également débloqué France TV, ce qui en fait une option solide pour regarder la télé française depuis l’étranger.
Surfshark déclenche un code d’erreur lors de l’accès à DAZN Autriche.
Vitesse
9,1/10
Vitesse
Meilleure note
10/10
Note moyenne
7,0/10
Pire note
0,4/10
Nous avons établi cette note en fonction de nos propres tests de vitesse de téléchargement, de chargement et de ping sur des serveurs dans 10 pays.
Classé n°15 sur 26 VPN pour Vitesse
Les résultats de nos tests montrent que Surfshark est un VPN rapide et fiable. Lorsque nous étions connectés à un serveur proche, nos vitesses de téléchargement ont chuté de seulement 4%, une vitesse plus que suffisante pour le streaming, le gaming et presque tout le reste. Avec une perte de vitesse moyenne de 17% sur l'ensemble de nos connexions de test longue distance, Surfshark impressionne toujours, bien qu'il soit surclassé par des VPN concurrents comme Hotspot Shield et IPVanish.
Tous les VPN ralentissent votre connexion, Surfshark compris, mais vous ne le remarquerez vraiment que si vous vous connectez très loin de votre position réelle. Cela s’explique en grande partie par le déploiement de serveurs 10 Gbit/s sur l’ensemble de son réseau, une initiative que le reste du secteur ferait bien d’imiter.
Tout aussi important, le VPN maintient des performances remarquablement stables dans le temps. Lors de nos tests prolongés, nous n’avons constaté ni chute soudaine de débit ni coupure de connexion, même en enchaînant plusieurs usages sur le même ordinateur.
Contrairement à la plupart des VPN, Surfshark n’a pas lourdement pénalisé nos débits longue distance tant que nous restions sous la barre des 13 000 km. Par exemple, notre vitesse de téléchargement n’a baissé que de 16% en nous connectant au Japon (environ 10 800 km), avant de chuter plus nettement à 33% en se connectant encore plus loin, en Afrique du Sud.
Pour remettre ces chiffres en perspective, le tableau ci-dessous montre comment Surfshark se positionne face aux meilleurs VPN sur ce type de distances.
Comme on peut le constater, le VPN souffre légèrement face à ses concurrents, mais l’écart reste minime. Pour le combler, Surfshark devrait poursuivre la mise à niveau du plus grand nombre possible de serveurs vers le 10 Gbit/s.
Sécurité
8,5/10
Sécurité
Meilleure note
9,0/10
Note moyenne
6,4/10
Pire note
1,0/10
Nous avons établi cette note en testant les protocoles de sécurité, le chiffrement, la protection contre les fuites et la fiabilité du kill switch du VPN. Nous avons également pris en compte les antécédents du fournisseur et les incidents de sécurité passés.
Classé n°7 sur 26 VPN pour Sécurité
Surfshark répond à toutes les exigences essentielles d'un VPN sécurisé : chiffrement AES-256, protocoles sécurisés, protection contre les fuites et kill switch sur chaque application. Il dépasse les options de sécurité standards en offrant des serveurs sans disque et des DNS propres pour une confidentialité accrue. Cependant, des améliorations restent possibles, comme l'ajout d'applications open-source et de serveurs résistants aux menaces quantiques pour anticiper les futures évolutions en matière de sécurité.
Audit indépendant
Oui
Kill Switch VPN
Oui
Protection contre les fuites
Oui
OpenVPN (TCP/UDP)
Oui
WireGuard
Oui
ChaCha20
Oui
AES-256
Oui
Le VPN propose deux méthodes pour sécuriser votre connexion : OpenVPN avec un chiffrement AES-256, ou WireGuard basé sur ChaCha20. Dans les deux cas, il s’agit de standards du secteur, open source et, surtout, très sûrs.
Nous avons vérifié ces deux configurations à l’aide de Wireshark, un analyseur de paquets réseau capable d’inspecter le trafic du navigateur. Résultat : Surfshark chiffre correctement la connexion de notre PC, rendant le trafic totalement illisible.
Notre trafic réseau est resté totalement indéchiffrable.
Dans le cadre de nos tests, nous avons également recherché d’éventuelles fuites IP, DNS et WebRTC. Surfshark a passé tous les tests, sans jamais exposer la moindre donnée sensible.
Cela s’explique en partie par l’utilisation de serveurs DNS privés, ce qui signifie que toutes vos requêtes DNS, autrement dit les sites que vous consultez, sont traitées en interne. En temps normal, un tiers comme Google peut lire ces requêtes DNS et court-circuiter de fait le chiffrement du VPN.
Là où Surfshark nous a en revanche un peu déçus, c’est sur le kill switch. D’abord, il n’est pas activé par défaut, ce qui expose vos données personnelles si la connexion VPN lâche brutalement. Ensuite, il ne s’active pas lors d’un changement de serveur sur macOS. C’est un problème courant, certes, mais toujours aussi pénible.
Si vous devez changer de serveur sur un appareil macOS, nous vous recommandons donc d’interrompre toute activité sensible au préalable. Cela dit, Surfshark mérite aussi d’être salué pour être le seul VPN à proposer un kill switch intégré sur Android TV.
Autre petit reproche, l’absence de prise en charge native de l’IPv6. Surfshark redirige les connexions IPv6 vers l’IPv4, ce qui empêche efficacement les fuites, mais peut aussi empêcher certains appareils compatibles IPv6 de fonctionner avec le VPN. Par exemple, Surfshark ne se connecte tout simplement pas sur un routeur Wi-Fi exclusivement IPv6.
Emplacement des serveurs
9,5/10
Emplacement des serveurs
Meilleure note
9,9/10
Note moyenne
6,7/10
Pire note
1,0/10
Nous avons établi cette note en tenant compte du nombre de pays et de villes disponibles, de leur répartition géographique et de leur présence dans les pays les plus populaires.
Classé n°6 sur 26 VPN pour Emplacement des serveurs
Surfshark dispose de serveurs dans 100 pays, bien au-delà de la moyenne du secteur. Il propose aussi un choix au niveau des villes dans 11 pays, un chiffre là encore élevé, avec notamment des serveurs répartis dans 24 villes américaines. Malgré quelques zones moins bien couvertes, vous aurez toujours un serveur VPN à proximité.
Continent
Pays avec serveurs
Europe
46
Asie
25
Amérique du Sud
10
Amérique du Nord
7
Afrique
6
Océanie
2
Avec Surfshark, vous pouvez obtenir des adresses IP dans des pays répartis sur les six continents.
Nous n’avons pas relevé de lacunes flagrantes dans la couverture, même si quelques emplacements notables manquent à l’appel, comme le Bahreïn, la Jamaïque, le Kenya ou le Sénégal.
Couverture des serveurs Surfshark aux États-Unis.
La majorité des serveurs Surfshark sont concentrés dans une seule ville par pays, mais 11 pays proposent un choix au niveau des villes. C’est davantage qu’IPVanish (8) et même que NordVPN (10).
Les États-Unis sont de loin les mieux lotis, avec 24 villes disponibles. C’est particulièrement utile si vous voulez obtenir une adresse IP américaine dans une ville précise, par exemple pour contourner les restrictions locales lors de matchs NFL soumis au blackout.
En revanche, malgré une présence dans 100 pays, Surfshark ne compte qu’environ 4 500 serveurs au total. C’est nettement moins que Private Internet Access et ses 18 651 serveurs, ou que CyberGhost et ses 12 000 serveurs.
Expérience de l'utilisateur
8,5/10
Expérience de l'utilisateur
Meilleure note
9,9/10
Note moyenne
7,0/10
Pire note
2,0/10
Nous avons établi cette note en évaluant la facilité d'utilisation, la conception de l'interface et le processus de configuration du VPN sur différentes plateformes.
Classé n°6 sur 26 VPN pour Expérience de l'utilisateur
Malgré une panoplie de fonctionnalités techniques, Surfshark reste très simple à utiliser. Ses applications conviennent aussi bien aux débutants qu’aux utilisateurs expérimentés, grâce à des réglages clairement identifiés et à une interface moderne. À l’usage, toutefois, quelques irritants se font sentir : des temps de connexion parfois poussifs et une interface un peu trop encombrée.
Globalement, l’expérience utilisateur frôle le sans-faute. Les applications sont bien conçues, intuitives, et chaque fonctionnalité technique est accompagnée d’explications claires et utiles.
Cela dit, aucune application n’est irréprochable, et chacune traîne aussi ses petits défauts, qui finissent par se faire sentir au quotidien.
Nous détaillons ci-dessous les points forts et les points faibles de Surfshark sur chaque appareil :
Ordinateurs et portables (Windows et macOS)
Les applications de Surfshark pour ordinateur de bureau sont un plaisir à utiliser grâce à la navigation facile, au design épuré et à l’interface simple du VPN.
La liste des serveurs est organisée sous la forme d’une liste déroulante par ordre alphabétique, avec une barre de recherche permettant d’accéder directement à un serveur spécifique. Des boutons permettent également de se connecter rapidement au « serveur le plus rapide » ou au « pays le plus proche ».
Le menu des paramètres est simple. Les paramètres de connexion et les paramètres avancés fonctionnent comme des boutons bascule avec des explications utiles, rendant le tout facilement accessible.
En ce qui concerne la personnalisation, nous apprécions l’ajout d’une option de mode sombre et l’inclusion de 16 langues en plus du français. Sous macOS, vous pouvez choisir l’emplacement de l’icône de Surfshark : soit dans le dock, soit dans la barre d’état.
Cependant, nous n’aimons pas que les modules complémentaires Surfshark « Alerte », « Antivirus » et « Recherche » aient été intégrés au menu principal de manière à inciter les utilisateurs à acheter. Cela encombre le menu latéral alors que les deux seules options dont vous avez besoin sont « VPN » et « Paramètres ».
Nous regrettons aussi l’impossibilité de redimensionner manuellement la fenêtre sur macOS, alors qu’elle occupe une place importante à l’écran. Sur Windows, le redimensionnement est possible, mais la largeur minimale reste beaucoup trop élevée.
Enfin, l’application Windows manque de clarté lorsqu’un changement d’état de la connexion VPN intervient. Seule une partie de l’interface évolue visuellement, et ce n’est franchement pas très lisible.
Mobile (iPhone et Android)
Si les applications mobiles de Surfshark offrent des performances comparables à celles sur ordinateur, l’expérience utilisateur est clairement en retrait. Le problème le plus visible reste le temps de connexion, avec une moyenne de 11,5 secondes sur mobile, soit 10,5 secondes de plus qu’ExpressVPN.
Sur iOS, l’écran d’accueil donne une impression d’encombrement. On y retrouve de nombreuses fonctions issues de la version desktop, comme « Emplacement le plus rapide » ou « IP statique », simplement compressées sur un écran beaucoup plus petit. Le principal fautif reste le menu inférieur, qui renvoie vers des produits payants sans lien direct avec le VPN, comme Alternative ID.
Cela dit, les autres boutons sont plutôt bien pensés, une fois qu’on s’y habitue. Par exemple, le widget « Emplacement le plus proche » est très pratique quand on est pressé.
Surfshark a aussi lancé une refonte de son application Android, qui nous laisse mitigés. Il est désormais possible de basculer entre une interface simplifiée, centrée sur Alternative ID, et une interface dite « détaillée », qui affiche davantage d’informations liées au VPN.
En théorie, l’idée est excellente, puisqu’elle s’adresse à la fois aux débutants et aux utilisateurs avancés. Dans les faits, l’exécution laisse à désirer. Les deux interfaces manquent de personnalité, avec un fond blanc très fade et l’absence de la signature visuelle turquoise habituelle du VPN.
Autre choix discutable, le bouton de menu a été déplacé à côté de la liste des serveurs, au centre de l’écran, ce qui est nettement moins intuitif qu’un emplacement dans un coin supérieur.
Tout n’est pas négatif pour autant. L’interface épurée marque un vrai pas dans la bonne direction et paraît nettement moins encombrée. On apprécie aussi de pouvoir activer ou désactiver rapidement le kill switch depuis la vue « détaillée », sans avoir à plonger dans les paramètres de l’application.
Enfin, contrairement aux versions PC ou iOS, l’application Android modifie fortement son apparence lorsque l’état de la connexion change. C’est un vrai plus, puisqu’on sait en permanence si le VPN est actif ou non.
Appareils de streaming (Fire TV, Apple TV et Android TV)
Surfshark propose une application au design cohérent sur tous les appareils de streaming.
Premier bon point, la connexion est rapide et sans prise de tête. Il suffit de scanner un QR code avec son smartphone. À l’inverse, certains VPN comme Private VPN ou IPVanish obligent encore à saisir manuellement ses identifiants, une vraie corvée avec une télécommande.
L’interface est simple mais bien pensée : une moitié de l’écran affiche la liste des serveurs, l’autre l’état de la connexion. Cette approche minimaliste fonctionne particulièrement bien sur un téléviseur, puisqu’elle reste lisible et facile à naviguer, même à distance.
Notre seule vraie critique concerne le classement des serveurs, toujours affichés par ordre alphabétique sur les apps TV. Pour éviter de faire défiler la liste indéfiniment à la télécommande, un regroupement par popularité serait nettement plus pratique.
Torrenting
8,6/10
Torrenting
Meilleure note
9,7/10
Note moyenne
6,2/10
Pire note
0,0/10
Nous avons établi cette note en évaluant les fonctionnalités de torrenting du VPN, y compris les serveurs P2P et le transfert de port. Nous avons également pris en compte son débit moyen et son efficacité dans le partage de fichiers.
Classé n°9 sur 26 VPN pour Torrenting
Comparé à la plupart des VPN, Surfshark est un choix tout à fait correct pour le torrenting. Il ne bloque pas le trafic BitTorrent, offre de bonnes vitesses et ne journalise pas votre activité. Cela dit, il reste en retrait face aux meilleurs VPN spécialisés dans le torrent, notamment à cause de l’absence de redirection de ports, de débits globalement plus lents et d’un kill switch qui nécessite une activation manuelle.
Attribut de torrenting
Surfshark
Autorise le trafic P2P
Oui
Débit moyen de téléchargement
8.7MiB/s Perte de 13%
Pays avec serveurs P2P
100
Transfert de port
Non
Kill Switch
Oui
Politique de journalisation
Aucune donnée identifiable
Nos tests montrent que le débit descendant n’a chuté que de 13 % avec Surfshark, ce qui le place au-dessus de la majorité des 61 VPN que nous avons évalués. En revanche, il reste nettement plus lent que les références du P2P, comme PIA et ExpressVPN, qui affichent des pertes de vitesse bien plus faibles, respectivement 4 % et 2 %.
Dans les faits, Surfshark permet de télécharger la plupart des fichiers sans problème, mais un ralentissement peut se faire sentir sur les téléchargements de plus de 20 Go.
Surfshark a fonctionné avec tous les clients torrent que nous avons testés.
Côté sécurité, même s’il n’est pas le plus rapide, Surfshark reste un choix sûr. Ses rapports de transparence montrent que le VPN n’a jamais transmis de données utilisateur à la suite d’une demande DMCA.
À une condition toutefois : activer manuellement le kill switch dans les paramètres, puisqu’il n’est pas activé par défaut. C’est indispensable avant de lancer le moindre téléchargement ou partage de fichiers.
Autre point frustrant, Surfshark propose bien des serveurs optimisés pour le P2P, mais ils ne sont ni signalés, ni listés, ni mis en avant. Pour les trouver, il faut taper « P2P » dans la barre de recherche de l’application afin de faire apparaître la sélection correspondante.
Compatibilité des appareils
9,1/10
Compatibilité des appareils
Meilleure note
9,9/10
Note moyenne
6,0/10
Pire note
1,0/10
Nous avons établi cette note en évaluant la prise en charge du VPN sur différents appareils. Nous avons considéré les applications dédiées, les extensions de navigateur, la fonctionnalité Smart DNS et la compatibilité avec les routeurs.
Surfshark est compatible avec tous les principaux appareils et systèmes, sans aucune limite sur le nombre de connexions simultanées. Le VPN propose des applications dédiées pour ordinateur et mobile, ainsi que des apps pour Apple TV et Fire TV Stick, sans oublier une fonction Smart DNS pour les appareils qui ne prennent pas en charge les VPN. En revanche, il ne dispose pas d’application pour routeur, ce qui complique la mise en place d’une protection à l’échelle du réseau.
Windows
Oui
Mac
Oui
iOS
Oui
Android
Oui
Linux
Oui
Amazon Fire TV
Oui
Android TV
Oui
Apple TV
Oui
Routeur
Installation manuelle uniquement
Chrome
Oui
Smart DNS
Non
Connexions simultanées : Illimité
Nous avons testé nous-mêmes la limite de connexions illimitées de Surfshark et avons pu utiliser le VPN simultanément sur notre ordinateur portable de test, une Fire TV et un iPhone, sans aucun souci. Le service ne menace pas non plus de résilier votre compte si vous partagez vos identifiants Surfshark avec un ami.
Un léger bémol, en revanche : l’absence d’une application dédiée pour routeur, qui permettrait de protéger les appareils ne prenant pas en charge les VPN, comme les consoles de jeux. Il est possible d’installer le VPN manuellement sur un routeur, mais la manipulation est complexe. Autre option, utiliser le proxy Smart DNS, très efficace pour le streaming, mais qui ne chiffre pas votre connexion.
Consoles de jeux et appareils de streaming
Le Smart DNS n’est pas la même chose qu’un VPN. C’est un proxy non chiffré qui change votre adresse DNS pour un autre emplacement, et vous permet donc d’accéder à des contenus de streaming et de gaming géo-restreints sans changer votre IP.
Vous pouvez ainsi utiliser Surfshark sur vos consoles de jeux également.
Il est également possible d’accéder à du contenu bloqué sans utiliser de VPN en installant manuellement Surfshark sur votre routeur. Cependant, il ne dispose pas d’une application dédiée aux routeurs comme certains services VPN concurrents, ce qui rend son installation beaucoup plus difficile.
Extensions de navigateur
Les extensions de navigateur Chrome, Firefox et Edge de Surfshark modifient votre adresse IP et chiffrent le trafic de votre navigateur, mais pas l’ensemble de votre trafic web.
Les paramètres supplémentaires utiles comprennent un bloqueur de publicité et de fenêtres pop-up, un avertissement de sécurité de site web et une alerte de violation de données. Par ailleurs, une option de contournement vous permet de sélectionner des sites web qui évitent le tunnel VPN et le bloqueur de publicité, une fonctionnalité très utile.
Les extensions de navigateur de Surfshark comprennent des fonctionnalités supplémentaires, telles qu’un bloqueur de publicité.
Ces extensions ne sont pas gratuites à installer comme le sont les extensions de navigateur de CyberGhost ; vous devez être un abonné payant pour les utiliser. Cependant, il s’agit d’extensions VPN entièrement chiffrées qui ont fait l’objet d’un audit indépendant par Cure53.
Fonctionnalités supplémentaires
8,3/10
Fonctionnalités supplémentaires
Meilleure note
9,9/10
Note moyenne
3,3/10
Pire note
0,2/10
Nous avons établi cette note en tenant compte des fonctionnalités supplémentaires du VPN, au-delà du service de base. Cela inclut le contournement de la censure, des outils supplémentaires comme les bloqueurs de logiciels malveillants, et des options de personnalisation comme le split tunneling.
Surfshark est un VPN innovant, réputé pour la richesse de ses fonctionnalités supplémentaires. On y trouve des adresses IP dédiées et rotatives, des serveurs multi-hop, le split tunneling ou encore un bloqueur de publicités. Le service propose aussi un support par chat en direct 24/7 et fait partie des rares VPN à intégrer une fonction d’usurpation GPS. En revanche, il montre ses limites pour contourner la censure, en raison de capacités d’obfuscation encore trop restreintes.
Fonctionnalités supplémentaires
Surfshark
Split Tunneling
Oui
Obfuscation VPN
Oui
Serveurs Multi-Hop
Oui
IP dédiée
Oui
Bloqueur de publicité
Oui
Surfshark Nexus place la barre en matière d’innovation
Contrairement à tous les autres VPN, Surfshark ne fait pas transiter votre connexion par un seul serveur VPN. À la place, vous êtes automatiquement connecté à un réseau de serveurs, appelé Nexus, avant d’atteindre votre point de sortie.
Grâce à Nexus, la fonction d’IP rotative de Surfshark ne ressemble à aucune autre que nous ayons testée.
Cette fonctionnalité, baptisée Surfshark Nexus, est activée par défaut. Elle permet non seulement d’introduire des fonctions inédites, mais aussi d’améliorer des fonctionnalités déjà existantes. Nous les détaillons ci-dessous :
IP rotative
Cette fonctionnalité change automatiquement votre adresse IP VPN toutes les cinq minutes, ce qui vous rend quasi impossible à suivre.
D’autres VPN, comme ExpressVPN, proposent aussi une IP rotative, mais l’application macOS de Surfshark va plus loin en s’appuyant sur Nexus pour personnaliser la rotation.
Depuis les paramètres, vous pouvez choisir une rotation par ville, par pays, par région, ou même à l’échelle mondiale.
Multi IP
Autre exclusivité macOS, Multi IP exploite Nexus pour vous attribuer plusieurs adresses IP en parallèle. Concrètement, une nouvelle IP vous est assignée à chaque connexion à une plateforme, un site web ou une application.
Résultat : il devient extrêmement difficile de reconstituer une trace cohérente de vos activités en ligne et, a fortiori, de vous identifier.
Comme pour l’IP rotative, vous pouvez choisir des adresses IP provenant d’une seule ville, d’un pays ou d’une région, avec aussi une option mondiale pour une sélection vraiment aléatoire.
Multi-hop (Double VPN)
Une connexion multi-hop fait transiter votre trafic par deux serveurs VPN au lieu d’un, ce qui double le chiffrement et complique encore davantage le pistage.
De nombreux VPN proposent déjà cette fonction, mais Surfshark affirme aller plus loin avec Nexus, en vous laissant choisir l’emplacement du premier et du second serveur VPN.
Nous avons configuré un multi-hop personnalisé, en faisant transiter notre trafic par les Bahamas puis par la Mongolie.
Dans les faits, ce n’est pas totalement révolutionnaire. IPVanish le permet aussi. Cela dit, la quasi-totalité des autres VPN n’offrent pas ce niveau de personnalisation, ce qui reste très appréciable.
Un outil GPS unique pour contourner les blackouts sportifs
Sur Android, Surfshark intègre un outil capable de remplacer votre position GPS afin de la faire correspondre au serveur VPN auquel vous êtes connecté.
À l’heure où la majorité des smartphones s’appuient sur le GPS pour déterminer votre position exacte, cette fonction est indispensable, à la fois pour protéger votre vie privée et pour contourner les restrictions géographiques les plus strictes.
En réalité, on est toujours étonnés de voir que d’autres sites de tests VPN passent complètement sous silence cette fonctionnalité pourtant largement sous-estimée. De notre côté, nous l’avons utilisée à de nombreuses reprises pour éviter les blackouts MLB, sans jamais être repérés.
À part Windscribe, Surfshark est le seul VPN à proposer ce petit bijou, trop souvent ignoré.
Peu efficace pour débloquer les sites en Chine
En nous connectant à notre serveur distant à Shanghai, nous testons régulièrement la capacité de Surfshark à contourner la censure chinoise.
Tous nos essais ont été réalisés avec le mode « NoBorders » de Surfshark, présenté comme un outil anti-censure.
Malheureusement, le VPN n’a fonctionné que dans 18% des cas en Chine, un résultat clairement insuffisant. En revanche, Surfshark fait partie des rares VPN qui n’ont pas encore été interdits en Russie, ce qui permet de contourner la censure russe.
Si le contournement de la censure en ligne est une priorité absolue pour vous, nous vous conseillons plutôt Astrill VPN, qui parvient à franchir « le Grand Firewall » avec un taux de réussite de 100%.